LE PAPIER ET LES ENTREPRISES FRANÇAISES, AVERTISSEMENT SUR LEUR CONSOMMATION

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Dans un contexte ou l’économie circulaire et les emplois verts sont deux thématiques majeures (cf. la Conférence Environnementale des 20 et 21 septembre dernier à Paris), le WWF et Riposte Verte ont publié la semaine dernière la seconde édition du PAP50 Entreprises.

Les entreprises respectent-elles les engagements pris trois ans plus tôt? Telle est la vérification de cette étude. Commençons positif en notant que les résultats sont encourageants, même si les entreprises sont encore loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux posés par la consommation de papier.

Quelques chiffres avant de rentrer dans le détail des bons et mauvais points, il faut savoir qu’un million de tonnes de papier est consommé chaque jour par les entreprises françaises (ce chiffre étant en hausse). Inutile de rappeler que dans certaines régions, la production et la récolte de bois à destination du papier menacent des écosystèmes d’une valeur inestimable. Pourtant, une politique papier plus responsable, centrée sur la réduction durable de l’empreinte écologique à travers l’achat responsable, la maîtrise de la consommation et le recyclage des déchets papier s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire créatrice d’emplois locaux.

L’implication est réelle, et l’étude compte 5 participants de plus qu’en 2010 soit 37 entreprises. Preuve qu’une politique papier responsable n’est pas l’apanage d’un secteur d’activité particulier, les 5 premières entreprises appartiennent à 5 secteurs d’activité différents.

Notre coup de chapeau revient à Axa, Orange, et Castorama ; par contre la mention « peut mieux faire » s’applique à Auchan, Arcelor Mittal, Intermarché ou encore Lagardère. Enfin carton rouge pour les entreprises qui n’ont pas participé à l’étude : Publicis, Leclerc, L’Oréal, Airbus… (entre autres).

Globalement, on constate un niveau de performance relativement bon au niveau du siège de ces grandes entreprises, et dans une moindre mesure sur leurs autres sites en France, même s’il reste une marge significative de progrès. En revanche, l’étude révèle que la performance globale sur les documents de communication externe est mauvaise, que ce soit en termes de consommation, d’achat responsable et de recyclage. Plus inquiétant, très peu d’engagements ont été pris pour améliorer cette situation. Le niveau de transparence sur leur performance environnementale est quant à lui toujours peu satisfaisant.
Le Comité PAP50 s’engage à renouveler cette étude en 2016.

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